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Association Sportive CHOUZY / ONZAIN

Interview d'Adrien Lopez #2

 Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 26 ans, j’habite Chaumont/Loire et suis Consultant en Recrutement dans un cabinet de Tours depuis près de deux ans et demi. Je suis titulaire d’une Li- cence STAPS ainsi que d’un Master en Marketing. En ce qui concerne le football, j’ai débuté à l’âge de 5 ou 6 ans à Chaumont/Loire avant que toutes les catégo- ries de jeunes ne soient en entente avec l’ASCO où j’ai évolué jusqu’en seniors. J’entraîne depuis l’âge de 16 ans, possède le Brevet de Moniteur de Football et suis entraîneur des seniors du club depuis 2018.

 

Peux-tu présenter le l’équipe technique sénior qui t’entoure cette saison ?

Alors que j’étais joueur en U17, j’ai débuté dans l’encadrement auprès des U13 de l’ASCO pour accompagner Valentin DUPUY, plus âgé de 3 ans, qui m’avait sol- licité. Valentin est titulaire du BMF, il a encadré plusieurs catégories de jeunes et a été le Responsable Sportif de l’ASCO. Chacun a eu ses expériences mais nous ne nous sommes pas perdus de vue et nous avons repris ensemble la res- ponsabilité des seniors du club au début de la saison 2018/2019. Nous nous connaissons très bien et je pense que nous sommes assez complémentaires ! Depuis, le groupe et l’équipe technique se sont étoffés. Valentin, qui encadre l’équipe réserve depuis la saison dernière, est accompagné par Yoann BARBOT. Yoann est un fidèle puisqu’il évolue au club depuis son plus jeune âge en tant que joueur et entraîneur. Il encadrait la saison dernière les U15, catégorie dont il était déjà le responsable lorsqu’il a été mon entraîneur il y a quelques an- nées. Notre 3ème équipe est encadrée par Sébastien WIOTTI qui a évolué en tant que joueur du côté de Tours et a rejoint le club pour suivre son fils en U9 après s’être installé à Chouzy/Cisse. Il n’a pas tardé à prendre sa place dans le groupe et il incarne parfaitement les valeurs d’engagement, de respect, d’hu- milité et de convivialité que nous essayons de véhiculer. Enfin, Vincent, notre Responsable Sportif, nous accompagne dans la mise en place d’entraînements spécifiques pour nos gardiens de buts. Je n’oublie par les dirigeants qui sont présents le week-end pour nous permettre d’évoluer dans de bonnes conditions (arbitres assistants, délégués, aide logistique, buvettes...), ils ont un rôle essen- tiel !

 

Quelles sont tes missions en tant que responsable sénior ?

Nous sommes quatre responsables séniors car je considère que Valentin, Yoann et Sébastien ont le même rôle que moi ! Nous encadrons tous les quatre les séances d’entraînement et assurons le coaching d’une équipe en compétition. Nous échangeons beaucoup ensemble et avons à coeur d’avoir le même niveau d’implication et de porter le même intérêt à tous les joueurs, qu’ils jouent en 4ème division ou en R3.

 

 Après un début de saison positif pour les trois équipes séniors, quelles sont les objectifs de cette année au plan sportif ?

Nous avons étoffé l’encadrement et mis en place une équipe supplémentaire afin de répondre aux aspirations sportives de chacun et d’améliorer la compéti- tivité de nos équipes. Nous avons rapidement pris nos marques et effectué une bonne préparation. Les résultats des premiers matchs sont plutôt positifs mais surtout l’engagement de chacun dans le projet nous conforte dans les choix que nous avons pu faire. Nous faisons de la compétition et nous sommes animés par cela ! On s’en rend d’autant plus compte quand on en est privés comme c’est le cas actuellement. Nos adversaires, comme nous, se préparent pour gagner tous leurs matchs et à notre niveau nous ne les connaissons pas ou très peu : notre équipe première évolue dans une nouvelle poule, notre équipe réserve dans une nouvelle division et nous n’avions pas de troisième équipe l’année der- nière. Nous nous concentrons sur ce que nous pouvons maîtriser : la façon dont nous faisons vivre le groupe et la qualité de jeu de notre groupe. Les objectifs ne sont pas uniquement quantitatifs et le plaisir n’est pas que dans la lecture du classement sur le site de la Ligue ou du District, même si tout le monde pré- fère être en haut qu’en bas. On recherche le sentiment d’unité, de dépasse- ment de nos limites, d’aboutissement dans notre jeu collectif... Si cela nous permet de jouer les premiers rôles voire de monter d’une division c’est tant mieux, sinon il faudra accepter la supériorité de nos adversaires et recommen- cer la saison prochaine.

 

La coupure liée au confinement va sûrement freiner la dynamique du groupe, comment gères-tu cela ? Comment fais-tu pour garder le contact avec le groupe ?

Cela dépasse le cadre du sport. La circulation du virus a fortement augmentée et a d’abord eu pour conséquences la mise en place de couvre-feux, l’interdic- tion d’utiliser les vestiaires ainsi que celle de se rassembler après les matchs et entraînements. Certains d’entre nous ont été testés positifs à la COVID et d’autres ont eu des personnes qui l’étaient dans leur entourage. Dans ce contexte, le football est passé au second plan. On ne nous a pas laissé le choix mais nous avons tous dû accepter de nous arrêter pour espérer reprendre dans des conditions plus sereines.

D’un point de vue sportif, la coupure n’est pas ce qui est le plus problématique. Pour un entraîneur, l’absence d’échéance l’est davantage car elle ne nous per- met pas de planifier.

Personne ne vit du football dans notre groupe et nous nous retrouvons pour le plaisir de partager. Je ne pense pas que cet arrêt vienne freiner notre dyna- mique. Nous passons pas mal de temps ensemble et c’est comme avec de bons amis : vous pouvez ne pas vous voir pendant longtemps et avoir l’impression de vous être quittés la veille quand vous vous retrouvez !

Le football c’est le terrain, les vestiaires... Je ne juge pas nécessaire à notre ni- veau de voir les joueurs deux ou trois fois par semaine en visio. Par contre, ils ont eu un programme avec quelques repères et des outils pour organiser des séances individuelles à base de courses et de renforcement musculaire princi- palement. Tout le monde ne le suivra probablement pas à la lettre mais je pense que chacun a conscience que de rester dans un bon état de forme est important, autant pour la tête que pour les jambes. Et au delà de l’aspect ath- létique, nous souhaitons surtout qu’ils conservent le goût de l’effort. Les ré- seaux sociaux nous permettent de rester facilement en contact mais pas uni- quement pour parler de foot. Nous prenons des nouvelles les uns des autres et avons hâte de reprendre.

 

Aucun joueur du groupe séniors n'est parti durant la trêve estivale, comment peux-tu l’expliquer ?

Valentin, Yoann et moi-même sommes au club depuis nos premières années de football ou presque. Nous avons joué avec une bonne partie des joueurs qui composent ce groupe et sommes de la même génération qu’eux. Nous sommes dans le même projet que les joueurs, il n’y a pas le projet de l’équipe enca- drante d’un côté et celui des joueurs de l’autre ! Ils sont aussi importants que nous et sans eux nous n’existons pas. Nous venons tous au stade pour la même chose et je pense que nous nous entendons tous sur le cadre de fonctionne- ment et sur les objectifs. Tant que ce cadre permet à chacun de trouver ce qu’il recherche à travers la pratique du foot, il n’y a pas de raison de changer. La question du sentiment d’appartenance est également importante et nous nous attachons dirigeants, entraîneurs et joueurs à le développer.

 

Pourquoi as-tu décidé de stopper ta carrière de joueur pour te consacrer à celle d’entraineur ?

J’ai commencé à entraîner à l’âge de 16 ans des U11 et U13 tout en jouant, en suivant mes études et en passant mes diplômes. Je me suis tout de suite épa- noui dans ce rôle. Le contact avec les joueurs, leurs parents, l’environnement associatif m’a vraiment permis de me développer d’un point de vue personnel. A la fin de mon parcours universitaire, il m’était difficile d’envisager de pour- suivre l’encadrement de jeunes car les contraintes professionnelles ne me per- mettaient pas d’assurer les entraînements en journée J’avais aussi le souhait d’évoluer et j’ai rejoint Vineuil où j’ai encadré les U18 pendant une saison tout en jouant en R3 à l’ASCO. A la fin de cette saison, Gilles LEROUX m’a proposé de prendre, avec Valentin, les rênes du groupe dans lequel j’évoluais en tant que joueur suite au départ de Fabien LAVECHIN, ce que nous avons accepté sans hé- siter. Lorsque vous êtes joueur, vous pensez surtout à vous alors que lorsque vous êtes entraîneur vous devez penser d’abord à tous les autres... Ce sont deux logiques différentes et j’avais la conviction de ne pas pouvoir être performant dans les deux rôles. Entraîner demande un investissement à 100% et nécessite d’avoir une vision globale qu’il est difficile d’avoir en tant que joueur. Même si Valentin m’accompagnais j’ai préféré arrêter de jouer... Et il a d’ailleurs fait le même choix.

 

 As-tu des projets sportifs individuels ou au sein de l’ASCO pour cette saison et celles à venir ?

Je n’ai pas de projet individuel si ce n’est celui de jouer pleinement mon rôle dans le projet du groupe. Je souhaite qu’en termes de résultats nous soyons dans le progrès par rapport aux deux premières saisons. A la reprise au mois d’août nous nous sommes engagés avec les joueurs pour dix mois de compéti- tion et je ne me projette pas au-delà pour l’instant, d’autant plus que nous n’avons joué que trois matchs de championnat. Le niveau que nous atteindrons en fin de saison déterminera nos ambitions futures.

 

Que peut-on te souhaiter pour la fin de saison et pour la suite ?

J’espère d’abord pouvoir retrouver les terrains, les joueurs, la compétition ra- pidement. Cette année 2020 nous montre que le sport, notamment collectif, est un vrai vecteur de lien social.

Ensuite, mon souhait est que notre travail et nos convictions nous permettent d’obtenir les meilleurs résultats possible avec nos équipes.

Avec le soutien des municipalités notamment dans l’entretien et le développe- ment des infrastructures ainsi qu’un projet associatif et éducatif fort, le club a les moyens de continuer à grandir.